
| Système | Nature | Solution | Déterminant | Note |
| {y} |

Résoudre un système d’équations linéaires en ligne
Cette calculatrice résout un système d’équations linéaires comportant de deux à quatre équations et de deux à quatre inconnues. Elle donne les coordonnées du point solution, le déterminant, le rang du système et sa nature, elle trace les droites lorsqu’il n’y a que deux inconnues, et elle déroule les étapes du calcul.
Tout est calculé dans votre navigateur, en fractions exactes : aucune donnée saisie n’est envoyée au site, et un déterminant nul est reconnu comme tel plutôt qu’approché à 0,000000001 près.

Qu’est-ce qu’un système d’équations linéaires ?
Un système d’équations linéaires est un ensemble d’équations du premier degré qui doivent être vraies en même temps, avec les mêmes inconnues. Le plus courant est le système de deux équations à deux inconnues :
2x + 3y = 8
x − y = −1
Le résoudre, c’est trouver le couple (x ; y) qui satisfait les deux équations à la fois — ici (1 ; 2). Chaque équation représente une droite dans un repère, et la solution est le point où ces droites se croisent : ce sont ses coordonnées que la calculatrice affiche.
Comment utiliser cette calculatrice ?
- Réglez d’abord le nombre d’équations et d’inconnues avec les boutons + et −. Les coefficients déjà saisis sont conservés quand vous agrandissez ou réduisez le système.
- Saisissez les coefficients de chaque équation, puis le second membre après le signe égal. Une case laissée vide vaut zéro : inutile d’écrire « 0 » devant une inconnue absente d’une équation.
- Le résultat s’affiche automatiquement, sans bouton à presser : la nature du système, les coordonnées de la solution, puis le détail (déterminant, rangs, degrés de liberté).
- La bascule Résultats en fractions passe de l’écriture décimale à l’écriture fractionnaire, plus juste quand la solution ne tombe pas rond.
- Le bouton Étapes détaillées déplie la résolution complète : les formules de Cramer quand elles s’appliquent, puis le pivot de Gauss-Jordan ligne par ligne.
- Le bouton Exemple remplit le système donné plus haut, pour prendre l’outil en main.

Les coordonnées du point solution
Quand le système a une solution unique, la calculatrice l’écrit sous forme de coordonnées : (x ; y) pour deux inconnues, (x ; y ; z) pour trois, (x ; y ; z ; t) pour quatre. Chaque inconnue est ensuite reprise sur sa propre ligne.
Avec deux inconnues, un repère est tracé sous le résultat. Chaque équation y devient une droite, repérée par une couleur et rappelée dans la légende, et le point d’intersection est marqué avec ses coordonnées. Le repère est centré sur la solution, ce qui la garde visible même lorsqu’elle tombe loin de l’origine.

Avec trois inconnues, chaque équation représente un plan de l’espace, et la solution est le point commun aux trois plans. Le repère n’est alors pas tracé, mais les coordonnées et les étapes restent affichées.
Les trois natures d’un système
Un système linéaire n’a jamais deux solutions : il en a une, aucune, ou une infinité. La calculatrice annonce laquelle des trois vous avez sous les yeux.
- Système de Cramer : une solution unique. Les droites se coupent en un seul point. C’est le cas d’un système carré dont le déterminant n’est pas nul.
- Système incompatible : aucune solution. Les équations se contredisent — deux droites parallèles distinctes, par exemple. Le pivot fait apparaître une ligne du type « 0 = 3 », qui est fausse.
- Système indéterminé : une infinité de solutions. Une équation n’apporte rien de plus que les autres — deux droites confondues, par exemple. La calculatrice donne alors l’ensemble des solutions sous forme paramétrée, par exemple x = 2 − y avec y qui décrit ℝ.

Déterminant, rang et degrés de liberté
Le déterminant n’existe que pour un système carré, c’est-à-dire autant d’équations que d’inconnues. S’il n’est pas nul, le système admet une solution unique ; s’il est nul, il est soit incompatible, soit indéterminé.
Le rang est le nombre d’équations réellement indépendantes, une fois les redondances éliminées. Comparé au rang de la matrice augmentée (celle qui inclut le second membre), il décide de tout — c’est le théorème de Rouché-Fontené, aussi appelé théorème de Rouché-Capelli :
- rang du système < rang de la matrice augmentée ⇝ aucune solution ;
- rang du système = rang de la matrice augmentée = nombre d’inconnues ⇝ une solution unique ;
- rang du système = rang de la matrice augmentée < nombre d’inconnues ⇝ une infinité de solutions.
Les degrés de liberté sont la différence entre le nombre d’inconnues et le rang : c’est le nombre d’inconnues que l’on peut choisir librement, les autres s’en déduisant.
Les méthodes de résolution
La substitution
On isole une inconnue dans une équation, puis on la remplace par son expression dans les autres. C’est la méthode enseignée en premier, pratique sur un système à deux inconnues à coefficients simples.
La combinaison linéaire
On multiplie les équations pour faire apparaître des coefficients opposés, puis on les additionne afin d’éliminer une inconnue. C’est le principe qu’industrialise le pivot de Gauss.
Les formules de Cramer
Pour un système carré de déterminant D non nul, chaque inconnue vaut le quotient de deux déterminants : x = Dx ÷ D, où Dx est le déterminant obtenu en remplaçant la colonne de x par celle des seconds membres. La calculatrice détaille ces déterminants dans les étapes.
Le pivot de Gauss-Jordan
On écrit la matrice augmentée du système, puis on la réduit ligne après ligne jusqu’à lire les solutions directement. C’est la méthode générale : elle fonctionne quel que soit le nombre d’équations et d’inconnues, et c’est elle qui reconnaît les systèmes incompatibles et indéterminés. C’est aussi celle que la calculatrice applique dans tous les cas.

Fractions, décimaux et cases vides
Les coefficients acceptent les entiers, les nombres négatifs, les décimaux avec une virgule ou un point (2,5 comme 2.5) et les fractions écrites « a/b » (par exemple 3/4 ou -2/3). Une case laissée vide vaut zéro.
Les calculs sont menés en fractions exactes du début à la fin. L’affichage, lui, se choisit : en décimales par défaut, ou en fractions avec la bascule prévue pour cela. Votre choix est retenu par le navigateur pour vos prochaines visites, comme la taille du système.
À quoi sert la résolution d’un système ?
Un système linéaire apparaît dès que plusieurs contraintes proportionnelles s’appliquent en même temps : répartir un budget entre deux postes dont on connaît le total et l’écart, retrouver deux prix unitaires à partir de deux commandes, doser un mélange, équilibrer une équation chimique, calculer l’intensité dans chaque branche d’un circuit avec les lois de Kirchhoff, ou ajuster une droite passant par des points imposés.
C’est aussi la brique de base du calcul matriciel : résoudre AX = B revient à résoudre un système, et le déterminant que cette page affiche est celui de la matrice A.
Les raccourcis clavier
Les raccourcis clavier de cette calculatrice permettent de gagner en productivité :
m ⇝ Effacer
f ⇝ Sauvegarder le calcul dans l’historique
Dans la grille, les flèches, la touche Entrée et la tabulation déplacent le curseur d’une case à l’autre sans quitter le système.
L’historique des résultats
En cliquant sur Sauvegarde, chaque résolution est enregistrée dans un tableau reprenant le système, sa nature, la solution et le déterminant. Vous pourrez ensuite l’exporter au format CSV pour l’intégrer dans un tableur, ou au format PDF.
Exemple de résolution
Prenons le système 2x + 3y = 8 et x − y = −1. Son déterminant vaut 2 × (−1) − 3 × 1 = −5, qui n’est pas nul : le système admet une solution unique.
Par les formules de Cramer, Dx = 8 × (−1) − 3 × (−1) = −5 et Dy = 2 × (−1) − 8 × 1 = −10, donc x = −5 ÷ −5 = 1 et y = −10 ÷ −5 = 2. Les coordonnées de la solution sont (1 ; 2), et l’on vérifie bien que 2 × 1 + 3 × 2 = 8 et 1 − 2 = −1.